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Afribats: une plate-forme naturaliste internet sur les chauves-souris d’Afrique

lundi, décembre 9th, 2013

AfriBats est une plate-forme naturaliste collaborative qui a pour sujet les chauves-souris d’Afrique. C’est un réseau coordonné par Jakob Fahr et endorsé par l’UICN Bat Specialist Group et Bat Conservation International. Le but de ce projet est de mobiliser les connaissances des amateurs et professionnels pour mieux connaître et mieux protéger les Chiroptères Africains. Le continent Africain et les îles environnantes comptant presque de 300 espèces mais leur distribution géographique reste très peu connue. Plus d’un tiers des espèces sont menacées, avec la perte d’habitats, le dérangement et la destruction des gîtes, la chasse pour la viande de gibier, l’utilisation des terres et des pesticides. Les données collectées dans le cadre du projet sont des éléments précieux pour la conduite de projets scientifiques et d’actions de conservation.

De nombreuses fonctionnalités sont disponibles sur le réseau AfriBats, notamment des cartes de distribution de l’UICN et des fiches espèces. Une des particularités du projet est le fonctionnement en plate-forme collaborative. Vous pouvez mettre en ligne vos clichés et vos enregistrements acoustiques de chauves-souris, les géolocaliser à l’aide des coordonnées GPS ou sur une carte. De plus, vous pouvez ajouter de nombreuses informations parallèles sur les observations (habitat, décompte, sexe, âge, longueur d’avant-bras et masse corporelle). En cas de doute sur l’identification, un outil basé sur les cartes de répartition – l’Identotron – suggère des identifications potentielles. En parallèle, la communauté AfriBats peut être sollicitée pour affiner votre observation, par exemple d’identification au niveau du genre à une identification au niveau spécifique.

Pour rejoindre le réseau et partager vos données, vous pouvez créer un nouveau compte ou vous enregistrer avec votre compte Google, Facebook, Flickl, Yahoo ou Twitter. Vous pouvez alors ajouter vos clichés depuis le disque dur ou depuis vos comptes Facebook, Flick ou Yahoo. Des applications pour iPhone et Androïd sont également disponibles. Si vous l’autorisez, les clichés seront partagés sur l’Encyclopedia of Life (Eol) et les données partagés sur le Global Biodiversity Information Facility (GBIF). En résumé, cette plate-forme naturaliste constitue un outil unique pour favoriser la diffusion des données et des connaissances, dans l’intérêt du grand public et aussi de la recherche scientifique.

Pour plus d’informations, téléchargez le flyer ou rendez-vous sur le site internet d’Afribats.

Yann & Jakob pour le Chiroblog

Epomophorus gambianus (Burkina Faso) (c) Jakob Fahr

Myotis welwitschii (Guinée) (c) Piotr Naskrecki

Pipistrellus tenuipinnis (Côte d’Ivoire) (c) Jakob Fahr

Mops condylurus (Bénin) (c) Jakob Fahr

Un référentiel d’activité acoustique des chauves-souris méditerranéenne – zoom sur les travaux de diplôme d’EPHE d’Alexandre Haquart

lundi, novembre 25th, 2013

Ce travail a été mené dans le cadre d’un Diplôme à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. Son but est de fournir des indices et des chiffres de référence pour les évaluations et les suivis environnementaux. Un protocole pour l’évaluation de l’activité acoustique des Chiroptères relevée au cours de nuits complètes d’enregistrement est proposé. Ce référentiel s’appuie sur une base de données de près d’un million de fichiers d’enregistrements qui ont été collectés entre 2007 et 2011 sur près de 2000 points en France par les experts du bureau d’étude Biotope au moyen d’enregistreurs automatiques d’ultrasons de type Anabat et SM2BAT.

La détectabilité acoustique des chauves-souris est variable en fonction de leurs fréquences d’émissions et des conditions météo (température, humidité) mais également en fonction de facteurs méthodologiques tels que la qualité du matériel et le gain. En parallèle, la fiabilité d’identification des séquences acoustiques au niveau spécifique est grandement variable en fonction notamment des espèces, de la qualité des enregistrements, de la longueur et de la nature des séquences. La variabilité des résultats induite par ces biais est d’autant plus forte que l’unité de mesure est fine et précise, c’est pourquoi des unités de mesures stables face aux facteurs « abiotiques » sont recherchées. Deux indices sont proposés : le pourcentage des points où l’espèce est présente et le nombre de minute d’activité par nuit lorsque l’espèce est présente.

Les résultats d’activités sont présentés pour 30 espèces et groupes d’espèces de chiroptères en zone méditerranéenne. Les espèces qui se contactent le plus sont la Pipistrelle de Kuhl, la Pipistrelle commune et la Pipistrelle pygmée, elles se rencontrent sur environs 80% des points d’enregistrements, avec une moyenne de 50 à 60 minutes d’activité par nuit. La majorité des autres espèces sont contactées sur moins de 40% des points avec moins de 10 minutes d’activité par nuit lorsqu’elles sont présentes.

Une méthode est proposée pour tenter un parallèle entre l’activité des espèces et leurs effectifs de populations. Les résultats d’activité sont pondérés avec la distance de détectabilité des espèces (liée aux ultrasons) et les rayons d’actions connus des individus autour des colonies (liée à la biologie des espèces). D’après cette méthode, le nombre de chauves-souris en zone méditerranéenne serait proche de 10 millions d’individus (dont plus de 8 millions de Pipistrelles). La prise en compte de la détectabilité change l’ordre d’abondance observé entre les espèces. Une espèce très détectable comme le Molosse de Cestoni, se contacte fréquemment sur le terrain mais aurait les effectifs de population les plus faibles de la zone méditerranéenne. Les Rhinolophes, espèces très peu détectables, sont moins rares que les enregistrements ne le laissent paraitre.

Pour finir, une modélisation de l’effort d’échantillonnage est également réalisée afin d’évaluer l’effort nécessaire pour réaliser des inventaires complets. Il en ressort qu’une quinzaine de nuits d’enregistrements semblent fournir des inventaires satisfaisants.

Le document est téléchargeable sur http://www.le-vespere.org/Vesper_ressources.html

Alexandre pour le Chiroblog

Systématique et phylogéographie des chauves-souris frugivores d’Afrique (Chiroptera, Epomophorinae) – zoom sur les travaux de thèse de Nicolas Nesi

lundi, novembre 11th, 2013

Les Pteropodidae (ou Megachiroptères) constituent l’une des familles les plus diversifiées de chiroptères (environ 190 espèces). Ils présentent des caractéristiques morphologiques particulières telles qu’une face avec un museau allongé, de grands yeux, et de petites oreilles qui les distinguent facilement des autres chauves-souris. Cette famille contient les plus grandes chauves-souris connues (Pteropus vampyrus, envergure 1.7 m) mais également des espèces relativement petites (Syconycteris hobbit, avant-bras 50 mm). Contrairement aux autres chauves-souris qui s’orientent la nuit grâce à un système d’écholocation (« Microchiroptère »), les Pteropodidae possèdent une très bonne vision nocturne grâce à une membrane réfléchissante située au fond de l’œil qui amplifie la lumière (tapetum lucidum). Seul le genre Rousettus vivant dans les grottes, dispose d’un système d’écholocation qui repose sur l’émission d’ultrasons créés par des claquements de langue. Toutes les espèces de ce groupe ont un régime alimentaire frugivore et/ou nectarivore et sont présentent dans les régions tropicales et subtropicales de l’Ancien monde, de l’Afrique à l’Australie et les îles du Pacifique en passant par l’Inde et le Sud-Est asiatique.

En Afrique sub-saharienne on trouve 24 espèces de Pteropodidae appartenant à la sous-famille africaines des Epomophorinae plus 3 espèces appartenant à la sous-famille des Rousettinae. Les caractéristiques les plus remarquables des Epomophorinae sont la présence de plis palataux qui correspondent aux formes que prend la peau au niveau du palais. Le pattern des plis palataux est unique pour la grande majorité des espèces d’Epomophorinae ce qui permet leur identification sur le terrain (Bergmans, 1987 ; Fig. 1).


Figure 1: Plis palataux d’Epomops franqueti

La seconde particularité chez ce groupe est la présence de caractères sexuels secondaires chez les mâles adultes. Chez les espèces appartenant à la tribu des Epomophorini, les caractères sexuels secondaires correspondent à des touffes de poils colorées et érectiles au niveau des épaules (sauf chez H. monstrosus) et à des sacs pharyngaux utilisés pour émettre de puissants cris ressemblant aux chants des grenouilles durant la parade nuptiale (Fig. 2). Pour les espèces appartenant à la tribu des Myonycterini ils se traduisent par une collerette de poils colorés entourant le cou de l’animal (Fig. 3). Comme chez de nombreux autres groupes de chauves-souris, les Epomophorinae ont été associées à la circulation sauvage de virus émergents chez l’homme (Coronaviridae, Paramyxoviridae et Filoviridae notamment). Plus particulièrement, trois d’entre elles (Epomops franqueti, Hypsignathus monstrosus et Myonycteris torquata) ont été identifiées comme porteuses du virus de la fièvre hémorragique Ebola responsable de plusieurs épidémies humaines en Afrique centrale au cours des dernières décennies (Leroy et al., 2005).

Figure 2: Epomops buettikoferi male adulte (Epomophorini, Côte d’Ivoire) avec ses épaulettes déployées.

Figure 3: Myonycteris leptodon male adulte (Myonycterini, Côte d’Ivoire) avec sa collerette.

Mon sujet de thèse a portée l’étude des relations évolutives des chauves-souris africaine de la sous-famille des Epomophorinae et sur l’analyse phylogéographique des espèces distribuées en Afrique de l’Ouest et Afrique centrale. Les objectifs étaient de faciliter l’identification des chauves-souris par l’approche des codes-barres moléculaires (Barcode), de mieux comprendre leur évolution, avec un intérêt tout particulier pour la positon phylogénétique des taxons étudiés en virologie, et de tester la structuration géographique des espèces.

Au cours de ce travail, deux gènes mitochondriaux (Cytb et CO1) ont été séquencés pour 1142 spécimens collectés dans plusieurs pays d’Afrique (République centrafricaine, Gabon, Cameroun, Côte d’Ivoire, RDC…). L’analyse de ces données et la comparaison avec le signal du génome nucléaire ont révélé que les codes-barres mitochondriaux ne sont pas efficaces pour distinguer les huit espèces actuellement reconnues dans le complexe Epomophorus / Epomops dobsonii / Micropteropus (voir Nesi et al. 2011). Ils permettent cependant de caractériser les 18 autres espèces d’Epomophorinae, ainsi que plusieurs sous-espèces. Le pattern mitochondrial polyphylétique trouvée dans le complexe Epomophorus / Epomops dobsonii / Micropteropus et l’étude des flux de gènes sous un modèle d’isolation/migration (IM) ont suggéré des évènements passées et/ou actuel d’hybridation inter-spécifique et une spéciation « en cours » chez la radiation de ce complexe.

Une reconstruction phylogénétique reposant sur 13 gènes (plus de 11000 nt) et un échantillonnage taxonomique comprenant 47 spécimens représentant la quasi-totalité des espèces africaines connues, a mis en évidence plusieurs clades robustes et fiables, ce qui nous a permis de proposer une nouvelle classification des chauves-souris frugivores d’Afrique. Dans sa nouvelle définition, la sous-famille Epomophorinae contient six tribus (Epomophorini, Myonycterini, Plerotini, Rousettini, Scotonycterini et Stenonycterini) au lieu des quatre initialement reconnues. Stenonycteris est reconnus comme un genre différent du genre Rousettus et définie la nouvelle tribu des Stenonycterini incluant une seule espèce, S. lanosus. Ce résultat suggère que l’écholocation chez les Pteropodidae aurait été acquise de manière indépendante chez le genre Rousettus et le genre Stenonycteris, probablement en lien avec leur mode de vie cavernicole, ou bien que ce caractère fut perdu chez l’ancêtre commun de la tribu des Epomophorini et des Myonycterini probablement suite au changement d’un mode de vie cavernicole à forestier.

Des changements taxonomiques ont été décrits dans la plupart des genres (Myonycteris, Megaloglossus, Scotonycteris). Par exemple l’espèce Myonycteris leptodon a été réhabilitée et une nouvelle espèce, Megaloglossus azagnyi a été décrite en Afrique de l’Ouest (Nesi et al. 2013). Les analyses phylogéographiques ont révélé que la plupart des espèces présentaient une forte structuration entre l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale, à l’exception de quatre espèces possédant une meilleure capacité de dispersion : Hypsignathus monstrosus, grâce à sa grande taille ; Epomophorus gambianus, Micropteropus pusillus et Nanonycteris veldkampii, en raison de leur adaptation à la savane. Nos résultats ont montré que les différentes espèces d’Epomophorinae, et notamment les réservoirs du virus Ebola, ont évolué différemment face aux changements climatiques du Plio-Pléistocène.

Nicolas pour le Chiroblog

Filet utilisé pour la capture des chauves-souris frugivores en forêt tropicales (Epomops).

Références bibliographiques

Bergmans, W., (1988). Taxonomy and Biogeography of African fruit bats (Mammalia, Megachiroptera). 1. General introduction; Material and Methods; Results: The genus Epomophorus Bennett, 1836. Beaufortia, 38, 75-146.

Javier, J. B., Alvarez, Y., Tabarés, E., Garrido-Pertierra, A., Ibáñez, C., Bautista, J.M., (1999). Phylogeography of African fruitbats (Megachiroptera). Molecular Phylogenetics and Evolution, 13, 596-604.

Leroy, E., Kumulungui, B., Pourrut, X., Rouquet, P., Hassanin, A., Yaba, P., Délicat, A., Paweska, J.T., Gonzalez, J-P., Swanepoel, R. (2005). Fruit bat as reservoirs of Ebola virus. Nature, 438, 575-6.

Nesi, N., Nakouné, E., Cruaud, C., & Hassanin, A. (2011). DNA barcoding of African fruit bats (Mammalia, Pteropodidae). The mitochondrial genome does not provide a reliable discrimination between Epomophorus gambianus and Micropteropus pusillus. Comptes rendus biologies, 334(7), 544–54.

Nesi, N., Kadjo, B., Pourrut, X., Leroy, E., Pomgombo Shongo C., Cruaud C., Hassanin A., (2013). Molecular systematics and phylogeography of the tribe Myonycterini (Mammalia, Pteropodidae) inferred from mitochondrial and nuclear markers. Molecular phylogenetics and Evolution, 66, 126-37.

Actualités en Avril 2013

lundi, avril 15th, 2013

Une nouvelle sélection d’articles scientifiques pour ce mois d’Avril 2013 :

– Un article sur le potentiel des toits végétalisés comme habitats pour les chauves-souris.
Sur la base de suivis acoustiques réalisés au coeur de Londres, les toits végétalisés apparaissent
plus favorables pour les chauves-souris comparés à des toits conventionnels [Télécharger le PDF].

– Un article sur la variabilité saisonnière de l’activité des chauves-souris à différentes hauteurs.
L’étude réalisée avec des enregistrements Anabat dans une forêt anglaise conseille de placer des enregistreurs d’ultrasons
à différentes hauteurs pour réaliser des inventaires acoustiques durant la période active des chauves-souris [Lire l’abstract].

– Un article sur les facteurs favorisant la mortalité des chauves-souris par des éoliennes en région Méditerranéenne.
94% des victimes se produiraient entre Août et Octobre, par des températures au-dessus de 13°C et une vitesse de vent inférieure à 5 m/s [Lire l’abstract].

– Un second article sur les chauves-souris victimes des éoliennes avec une étude basée en Grèce.
La principale recommandation de l’étude est d’augmenter la vitesse minimale de vent requise
pour le démarrage des éoliennes à 5 m/s, seuil qui limite les dommages causés aux chauves-souris
avec un impact minime sur la production d’électricité [Lire l’abstract].

L’équipe du Chiroblog

Références bibliographiques
Amorim, F., Rebelo, H., & Rodrigues, L. (2012). Factors Influencing Bat Activity and Mortality at a Wind Farm in the Mediterranean Region. Acta Chiropterologica, 14(2), 439–457. doi:10.3161/150811012X661756

Georgiakakis, P., Kret, E., Cárcamo, B., Doutau, B., Kafkaletou-Diez, A., Vasilakis, D., & Papadatou, E. (2012). Bat Fatalities at Wind Farms in North-Eastern Greece. Acta Chiropterologica, 14(2), 459–468. doi:10.3161/150811012X661765

Pearce, H., & Walters, C. L. (2012). Do Green Roofs Provide Habitat for Bats in Urban Areas? Acta Chiropterologica, 14(2), 469–478. doi:10.3161/150811012X661774

Staton, T., & Poulton, S. (2012). Seasonal Variation in Bat Activity in Relation to Detector Height: A Case Study. Acta Chiropterologica, 14(2), 401–408. doi:10.3161/150811012X661710


 

Africhiro : une expédition chiroptérologique en Afrique

dimanche, avril 8th, 2012

Il reste de nombreuses connaissances à acquérir sur la chiroptérofaune d’Afrique de l’Ouest, notamment sur la répartition et l’écologie de ces Mammifères. Avec l’accord des autorités locales et l’appui scientifique de Jakob Fahr, une prospection d’une durée de 5 mois de novembre 2010 à mars 2011, dans trois pays d’Afrique de l’Ouest a été menée. Une collaboration a été dévéloppé en Mauritanie avec le Parc National du Diawling, au Sénégal avec le Ministère des Eaux et Forêts et la LPO Mission Internationale et au Mali avec le Ministère des Eaux et Forêts et Mille Traces en France basée en Vercors.

Ainsi, 407 individus sur 54 soirées de capture, de 34 espèces différentes ont pu être capturés (avec les autorisations adéquates), mesurés et identifiés lors de cette étude. De plus, 25 gîtes accueillant des colonies de chauves-souris ont pu être décrits. Des résultats concernant la génétique et l’acoustique des chauves-souris étudiées sont en cours.

Si le travail d’acquisition des connaissances sur les espèces de chauves-souris est nécessaire en Afrique de l’Ouest, il sera indispensable d’y coupler un programme de mise en protection de certains gîtes, notamment de colonies à effectifs notables. De plus, une sensibilisation sur ces Mammifères auprès de la population locale demeure un aspect incontournable de la conservation des Chiroptères en Afrique de l’Ouest, spécialement pour les espèces troglophiles.

Plus d’infos pour le blog créé pour ce projet : africhiro.canalblog.com

Nicolas & Vanessa

Colonie de Rhinolophus fumigatus de 1200 individus au sein d’un baobab au Sénégal, dans la région de Joal-Fadiouth.

Une espèce emblématique de la chiroptérofaune d’Afrique de l’Ouest: Lavia frons ou chauve-souris à ailes orangées.

 

Identification sonore des chauves-souris européennes

mercredi, novembre 16th, 2011

Plusieurs méthodes d’échantillonnage existent pour mesurer la diversité spécifique et l’abondance des chauves-souris : visite de gîtes, captures au filet, analyses génétiques et aussi détection d’ultrasons. Les sons émis en déplacement et en chasse par les chauves-souris peuvent être enregistrés et servir à une identification jusqu’à l’espèce dans la majorité des cas. Cette dernière méthode basée sur les ultrasons est plébiscitée notamment dans la réalisation d’inventaires car elle n’est pas « invasive » (aucun dérangement car seuls les sons sont enregistrés) et permet des suivis sur des longues durées (certains détecteurs peuvent enregistrer durant toute une nuit). De nombreuses machines ont fait leur apparition ces dernières années, un chiroptérologue s’est amusé à tester et comparer différentes machines sur son blog (en anglais).

éance de détecteur à ultrason

Petite séance de détecteur à ultrason au bord de l'eau

Pour tous ceux qui ne sont pas encore familiers au monde des ultrasons et de l’identification acoustique des chauves-souris, plusieurs ressources sont disponibles. Une liste de documents est disponible sur le site batecho (surtout en anglais) et sur le site de l’Ascalaphe, incluant un document collaboratif sur la détermination des Murins (genre Myotis). La liste batsound(yahoogroups) vous permettra de vous familiariser à l’analyse et l’identification de sonagrammes (enregistrements), vous pouvez même envoyer vos sons pour avis !

Sonogramme de Myotis sp. enregistré en Juillet 2007 à Saint-Renan (Finistère) obtenu à l'aide d'un détecteur à ultrasons et d'un enregistreur et analysé à l'aide du logiciel Batsound

Enfin, le programme de sciences citoyennes Vigie-Nature du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris met à disposition de tous de la documentation et des fiches espèces (les plus communes) sur l’identification sonore des chauves-souris françaises. Vous pouvez dès maintenant participer au suivi national des chauves-souris et rejoindre l’équipe de bénévoles en contactant le Muséum.

Yann et Yves

Mission de terrain au Guatemala !

jeudi, juin 30th, 2011

Au cœur d’une forêt primaire humide, au bord du Rio San Pedro, à quelques deux heures de piste et 30 minutes de pirogue de la première ville, deux semaines de terrain nous ont permis de réaliser un premier inventaire des chauves-souris guatemaltaises de la station biologique « Las Guacamayas ».

Click to continue reading « Mission de terrain au Guatemala ! »

Observation de chiroptère en activité de chasse en Finistère Sud – Bretagne

mercredi, mars 18th, 2009

Il est probable que l’anticyclone qui prolonge sa présence ces derniers jours (climat estival dans certaines régions), aura provoqué des observations similaires un peu partout en France. La soirée du 17 mars aura été, pour moi, l’occasion d’observer la première activité de chasse de la saison (sur ce site de Quimper). Alors que nous sommes encore en hiver. Il s’agissait très probablement d’une pipistrelle, dont plusieurs individus nichent dans les maisons aux alentours.

Merry.

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Géo-localisation des cas de Syndrome du Museau Blanc présumés en France.

vendredi, mars 13th, 2009

La première version de la carte interactive est maintenant disponible. Cette application permet de référencer et de partager vos observations sur l’apparition et la progression éventuelle du Syndrome du Museau Blanc. Renseignez les champs ‘genre’ et ‘espèce’. Indiquez vos observations particulières dans le champ ‘description’, ainsi que votre nom si vous le souhaitez ou votre identifiant sur ce blog. Indiquez également dans ce champs si un prélèvement a été effectué et dans quelles conditions (prélèvement et conservation). Enfin, le dernier champ vous permet de rentrer les coordonnées du lieu d’observation, ou le lieu-dit/ville le/la plus proche (par exemple: lieu, ville, région, pays). Cliquez ensuite sur « chercher les coordonnées de ce point » puis sur « Ajouter cette observation ».

Le développement de la deuxième version est en cours. Merci de votre patience. N’hésitez pas à poser des questions en cliquant ici ou sur « commentaire » ci-dessous.

Pour une question évidente de fiabilité des informations, vous devez être inscrit sur le blog pour pouvoir ajouter une référence: S’inscrire.

Les champs marqués d'un astérisque sont requis. Remplir les champs ci-dessous. Un utilitaire peu servir à donner les coordonnées d'une localité choisie (ci-dessous). Il est aussi possible de se servir de google map pour déterminer les coordonnées d'un point donné et les coller dans le dernier champ ci-dessous au format: 47.9959494, -4.09977. Chercher les coordonnées de ce point

laisser un commentaire ou poser un question.

pour l’équipe de maintenance du blog;

Merry

Protocole de prélèvement non invasif sur chiroptères.

mercredi, mars 11th, 2009

La suspicion de la présence de WNS en France implique une surveillance particulière. Des prélèvements doivent être récoltés en vue d’analyses scientifiques visant à déterminer l’agent biologique impliqué. Toutes les contributions seront appréciées.
Il est possible d’effectuer des prélèvements propres avec du matériel courant (préparer son matériel avant d’aller sur le terrain avec des mains propres, sur un espace dégagé et nettoyé). Il est toujours fortement recommandé de manipuler les animaux avec des gants (si possible anti-coupure) et un masque filtrant (type MP). La manipulation des animaux est réservée aux personnes compétentes et expérimentées. Ne pas manipuler d’animaux en cas de lésion cutanée sur les mains, ou de blessures même légères. La vidéo ci-dessous est a but strictement informatif et à destination de personnes responsables de leurs actes.

La vidéo postée ci-dessous utilise des moyens couramment disponibles. Cependant, des prélèvements d’une meilleure qualité peuvent être obtenus grâce à l’utilisation de kits de prélèvement (écouvillons stériles) disponibles en pharmacie par exemple.

Prélèvement au moyen de matériel couramment disponible:

Matériel: Ciseaux propres, papier d’aluminium, coton-tiges, enveloppes en papier et éventuellement sac plastique à zip et sillica gel.

Penser à bien renseigner les commémoratifs: date de capture, lieu, genre, espèce, numéro éventuel de l’animal si référencé ou bagué, nom du manipulateur, adresse mail.

Désinfection du matériel et précautions pour éviter la diffusion d’agents biologiques:

– Exploitation des prélèvements et des commémoratifs: Informer ce blog de vos activités. Une carte interactive est disponible pour référencer les captures et y rentrer les commémos. Pensez à prendre des photos.

Voir la vidéo ci-dessous:

Merry