Posts Tagged ‘Echolocation’

Description d’une nouvelle espèce de Minioptère dans l’ouest Paléarctique

lundi, mai 5th, 2014

La dernière décennie a vu bon nombre de nouvelles espèces de Chiroptères décrites, y compris dans l’ouest du Paléarctique. Parmi ces espèces nouvellement décrites, une large majorité constitue ce que l’on appelle des espèces cryptiques, c’est-a-dire des espèces qui sont morphologiquement très proches d’une ou plusieurs autres espèces. Ces fortes similarités morphologiques sont les raisons pour lesquelles ces espèces ont échappées (au sens figuré du terme) aux taxonomistes traditionnels utilisant très souvent uniquement des caractères morphologiques pour identifier et différencier les espèces.

Dans l’étude tout juste publiée dans la Revue internationale Zootaxa, nous avons utilisé une approche intégrative combinant des analyses cranio-dentaires, des marqueurs moléculaires mitochondriaux et nucléaires ainsi que des données acoustiques pour démontrer la présence dans le genre Miniopterus d’une espèce cryptique en provenance du Maghreb. Cette espèce était auparavant reconnue en tant que Miniopterus schreibersii (Kuhl, 1817). Miniopterus maghrebensis sp. nov. est différencié de M. schreibersii sensu stricto sur la base de caractères crâniaux ainsi que des marqueurs moléculaires mitochondriaux et des microsatellites. Bien que de petites différences morphologiques externes et acoustiques aient été notées entre les deux espèces, ces critères à eux seuls ne permettent pas d’identifier de manière fiable les animaux sur le terrain. Sur la base d’identifications morphologiques et/ou génétiques de spécimens, M. maghrebensis sp. nov. s’étends du nord du Maroc jusqu’au sud des montagnes du Haut Atlas et au nord de la Tunisie. Cette nouvelle espèce cryptique est trouvée en sympatrie avec M. schreibersii s.str. près des régions côtières d’Afrique du Nord.

Le PDF de l’article entier avec entre autres des photos d’individus de la nouvelle espèce et des données acoustiques est disponible gratuitement en cliquant sur le lien suivant : http://www.mapress.com/zootaxa/2014/f/zt03794p124.pdf

Sébastien & Benjamin (au nom de tous les coauteurs).

Référence bibliographique
Puechmaille SJ, Allegrini B, Benda P, Gürün K, Šrámek J, Ibañez C, Juste J, Bilgin R (2014) A new species of the Miniopterus schreibersii species complex (Chiroptera: Miniopteridae) from the Maghreb Region, North Africa. Zootaxa, 3794, 108-124.

 

Zoom sur le Groupe Chiroptères de Guyane

dimanche, mars 23rd, 2014

Le Groupe Chiroptère de Guyane (GCG) a été créée en 2008 par les quelques passionnés de chauves-souris vivant sur le territoire guyanais.

Bénéficiant des travaux remarquables réalisés dans les stations scientifiques au cœur de la forêt tropicale (Station des Nouragues et de Paracou) par d’illustres chercheurs comme André Brosset, Pierre Charles-Dominique, Nancy Simmons ou Robert Voss, le GCG poursuit des objectifs modestes mais oh combien importants : l’étude des peuplements, l’élaboration d’une clé de détermination moderne des chiroptères de Guyane, leur détermination bioacoustique (en partenariat avec la SFEPM, l’ONF et Biotope), le suivi épidémiologique de la rage (en partenariat avec l’Institut Pasteur de Guyane) et des études génétiques par criblages moléculaires et barcoding (en partenariat avec l’Institut Pasteur de Guyane).

L’étude bioacoustique des chiroptères de Guyane est une des activitée principale de l’association. Cette action est primordiale pour compléter les connaissances des chiroptères de Guyane, car si les espèces de sous-bois de la forêt tropicale sont faciles à capturer et aujourd’hui relativement bien identifiées (essentiellement des Phyllostomidés), il existe tout un cortège qui utilise l’espace aérien au dessus de la canopée (Molossidés, Emballonuridés, Vespertillionidés) pour lesquels les données de présence restent fragmentaires.

Ainsi ce programme poursuit 3 objectifs :

– la caractérisation acoustique de l’ensemble des espèces de chiroptères, en particulier de haut vol,

– la caractérisation de l’abondance relative des espèces de haut vol,

– la formation des membres du GCG à cette technique.

Ce travail sur l’acoustique a permis de découvrir une nouvelle espèce de Pteronotus (Mormoopidés) qui est en cours de description. De plus, grâce à cette technique une nouvelle espèce (Lasiurus ega) présente dans les pays limitrophes (Suriname, Brésil) mais encore jamais observée en Guyane à pu être rajoutée à la liste des espèces présentes en Guyane. Ce qui fait 103 espèces en Guyane. D’autres espèces restent sans doute encore à découvrir.

Pteronotus sp. – Individu capturé sur le camp Atanaze sur le fleuve Approuague (c) Marguerite Delaval

L’épidémio-surveillance de la rage chez les chauves-souris constitue la deuxième activitée prenante de l’association. Le GCG travaille avec l’Institut Pasteur de Guyane pour l’étude de la rage Desmodine. La Guyane présente une situation épidémiologique particulière avec la transmission de la rage des chauves-souris hématophages (Desmodus rotundus ou vampire commun et Diaemus youngii vampire spécialisé sur les oiseaux) aux animaux domestiques et potentiellement à l’homme (un mort en 2008). Le GCG intervient pour capturer les vampires autour des élevages, ces vampires subissent un prélèvement de sang et de salive pour une recherche du virus de la rage. De plus, plusieurs colonies sont suivies plusieurs fois dans l’année où les individus sont marqués individuellement par des Pit tag.

Desmodus rotundus – Individu capturé sur la Grande Montagne Tortue – piste de Bélizon (c) Marguerite Delaval

Voilà donc en quelques lignes, quelques actions du GCG. Si des informations sur le GCG vous intéressent, les membres sont joignables et fédérés autour d’une liste de discussion (chiroguyane@yahoogroupes.fr) très dynamique. N’hésitez pas à nous rejoindre !

Marguerite et Vincent pour le GCC

Un référentiel d’activité acoustique des chauves-souris méditerranéenne – zoom sur les travaux de diplôme d’EPHE d’Alexandre Haquart

lundi, novembre 25th, 2013

Ce travail a été mené dans le cadre d’un Diplôme à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. Son but est de fournir des indices et des chiffres de référence pour les évaluations et les suivis environnementaux. Un protocole pour l’évaluation de l’activité acoustique des Chiroptères relevée au cours de nuits complètes d’enregistrement est proposé. Ce référentiel s’appuie sur une base de données de près d’un million de fichiers d’enregistrements qui ont été collectés entre 2007 et 2011 sur près de 2000 points en France par les experts du bureau d’étude Biotope au moyen d’enregistreurs automatiques d’ultrasons de type Anabat et SM2BAT.

La détectabilité acoustique des chauves-souris est variable en fonction de leurs fréquences d’émissions et des conditions météo (température, humidité) mais également en fonction de facteurs méthodologiques tels que la qualité du matériel et le gain. En parallèle, la fiabilité d’identification des séquences acoustiques au niveau spécifique est grandement variable en fonction notamment des espèces, de la qualité des enregistrements, de la longueur et de la nature des séquences. La variabilité des résultats induite par ces biais est d’autant plus forte que l’unité de mesure est fine et précise, c’est pourquoi des unités de mesures stables face aux facteurs « abiotiques » sont recherchées. Deux indices sont proposés : le pourcentage des points où l’espèce est présente et le nombre de minute d’activité par nuit lorsque l’espèce est présente.

Les résultats d’activités sont présentés pour 30 espèces et groupes d’espèces de chiroptères en zone méditerranéenne. Les espèces qui se contactent le plus sont la Pipistrelle de Kuhl, la Pipistrelle commune et la Pipistrelle pygmée, elles se rencontrent sur environs 80% des points d’enregistrements, avec une moyenne de 50 à 60 minutes d’activité par nuit. La majorité des autres espèces sont contactées sur moins de 40% des points avec moins de 10 minutes d’activité par nuit lorsqu’elles sont présentes.

Une méthode est proposée pour tenter un parallèle entre l’activité des espèces et leurs effectifs de populations. Les résultats d’activité sont pondérés avec la distance de détectabilité des espèces (liée aux ultrasons) et les rayons d’actions connus des individus autour des colonies (liée à la biologie des espèces). D’après cette méthode, le nombre de chauves-souris en zone méditerranéenne serait proche de 10 millions d’individus (dont plus de 8 millions de Pipistrelles). La prise en compte de la détectabilité change l’ordre d’abondance observé entre les espèces. Une espèce très détectable comme le Molosse de Cestoni, se contacte fréquemment sur le terrain mais aurait les effectifs de population les plus faibles de la zone méditerranéenne. Les Rhinolophes, espèces très peu détectables, sont moins rares que les enregistrements ne le laissent paraitre.

Pour finir, une modélisation de l’effort d’échantillonnage est également réalisée afin d’évaluer l’effort nécessaire pour réaliser des inventaires complets. Il en ressort qu’une quinzaine de nuits d’enregistrements semblent fournir des inventaires satisfaisants.

Le document est téléchargeable sur http://www.le-vespere.org/Vesper_ressources.html

Alexandre pour le Chiroblog

Cris sociaux et leurre acoustique

jeudi, juillet 4th, 2013

De manière générale, les cris sociaux des chauves-souris et leurs fonctions restent très peu connus.
La synthèse la plus complète qui existe à ce jour pour les espèces européennes est la publication de Pfalzer & Kusch (2003).
Quatre catégories de cris sociaux – présentant des structures sonores communes mais identifiables au niveau spécifique – y sont décrites.

Le Type A serait utilisé dans un contexte de lutte ou de conflits entre individus, par exemple pour l’utilisation de territoires de chasse.

Le type B est le cri de détresse (distress call) qui attire les individus conspécifiques, pour se grouper et dissuader les prédateurs.

Le type C est utilisé pour la communication entre individus de manière générale, pour les femelles et leurs jeunes mais aussi des individus volant en tandem.

Le type D est probablement utilisé dans un contexte reproductif mais peut-être aussi pour repousser des individus étrangers d’un territoire de chasse.

A l’image de la repasse chez les oiseaux, les cris sociaux des chauves-souris peuvent être enregistrés et réémis à l’aide d’un leurre acoustique. La prudence est de mise sur ces études car les impacts sur les chiroptères sont très peu connus mais potentiellement importants. Tous les cris sociaux n’ont pas un but d’attraction des autres individus, le type A et D étant certainement utilisés pour repousser des individus. Le taux de capture avec le leurre acoustique peut-être augmenté mais ceci peut constituter le résultat d’une aggression sur le leurre acoustique perçu comme un compétiteur. Le leurre acoustique pourrait jouer un rôle répulsif et perturber les populations locales.

Pour l’instant, cette méthode a surtout été utilisée pour capturer des espèces difficilement capturables comme le Murin de Bechstein (Hill et Greenaway au Royaume-Uni et Goiti et al. en Espagne). Hill et Greenaway, dans un papier de 2005, concluent sur les potentialités de cette méthode mais soulignent l’importance de l’utiliser avec prudence. Les deux auteurs recommandent des temps de playback courts et d’éviter la répétition de playbacks au même endroit.

Yann pour le Chiroblog

Références bibliographiques

Goiti, U., Aihartza, J., Garin, I., & Salsamendi, E. (2008). Surveying for the rare Bechstein’s bat (Myotis bechsteinii) in northern Iberian peninsula by means of an acoustic lure. Hystrix-the Italian Journal of Mammalogy, 18(2), 215–223.

Hill, D. A., & Greenaway, F. R. A. N. K. (2005). Effectiveness of an acoustic lure for surveying bats in British woodlands. Mammal Review, 35(1), 116–122.

Pfalzer, G., & Kusch, J. (2003). Structure and variability of bat social calls: implications for specificity and individual recognition. Journal of Zoology, 261(1), 21–33. doi:10.1017/S0952836903003935

Actualités en Avril 2013

lundi, avril 15th, 2013

Une nouvelle sélection d’articles scientifiques pour ce mois d’Avril 2013 :

– Un article sur le potentiel des toits végétalisés comme habitats pour les chauves-souris.
Sur la base de suivis acoustiques réalisés au coeur de Londres, les toits végétalisés apparaissent
plus favorables pour les chauves-souris comparés à des toits conventionnels [Télécharger le PDF].

– Un article sur la variabilité saisonnière de l’activité des chauves-souris à différentes hauteurs.
L’étude réalisée avec des enregistrements Anabat dans une forêt anglaise conseille de placer des enregistreurs d’ultrasons
à différentes hauteurs pour réaliser des inventaires acoustiques durant la période active des chauves-souris [Lire l’abstract].

– Un article sur les facteurs favorisant la mortalité des chauves-souris par des éoliennes en région Méditerranéenne.
94% des victimes se produiraient entre Août et Octobre, par des températures au-dessus de 13°C et une vitesse de vent inférieure à 5 m/s [Lire l’abstract].

– Un second article sur les chauves-souris victimes des éoliennes avec une étude basée en Grèce.
La principale recommandation de l’étude est d’augmenter la vitesse minimale de vent requise
pour le démarrage des éoliennes à 5 m/s, seuil qui limite les dommages causés aux chauves-souris
avec un impact minime sur la production d’électricité [Lire l’abstract].

L’équipe du Chiroblog

Références bibliographiques
Amorim, F., Rebelo, H., & Rodrigues, L. (2012). Factors Influencing Bat Activity and Mortality at a Wind Farm in the Mediterranean Region. Acta Chiropterologica, 14(2), 439–457. doi:10.3161/150811012X661756

Georgiakakis, P., Kret, E., Cárcamo, B., Doutau, B., Kafkaletou-Diez, A., Vasilakis, D., & Papadatou, E. (2012). Bat Fatalities at Wind Farms in North-Eastern Greece. Acta Chiropterologica, 14(2), 459–468. doi:10.3161/150811012X661765

Pearce, H., & Walters, C. L. (2012). Do Green Roofs Provide Habitat for Bats in Urban Areas? Acta Chiropterologica, 14(2), 469–478. doi:10.3161/150811012X661774

Staton, T., & Poulton, S. (2012). Seasonal Variation in Bat Activity in Relation to Detector Height: A Case Study. Acta Chiropterologica, 14(2), 401–408. doi:10.3161/150811012X661710


 

iBatsID: un outil en ligne pour l’identification des cris de chauves-souris européennes

mercredi, août 8th, 2012

Un nouveau logiciel d’identification, par classification automatique des ultrasons des chauves-souris vient de voir le jour. Son utilisation reste similaire à ce qui est actuellement courant dans ce domaine. Les nouveautés majeures sont sa gratuité et mode d’utilisation (plateforme Java hébergée en ligne sur internet) ainsi que son impressionante aire d’utilisation (Europe). L’utilisateur entre les valeurs de différents paramètres acoustiques (ex. durée des cris, pic de fréquence, fréquence terminale, etc.) et le logiciel iBatsID retourne la probabilité de chaque cri d’appartenir aux différentes espèces. L’identification jusqu’à ce niveau là étant donc totalement quantitative (probabiliste). L’interprétation des résultats probabilistes étant ensuite laissée à l’utilisateur. Les mesures des paramètres acoustiques peuvent être effectués sous différents logiciels bien que les mesures soient optimisées sous le logiciel payant Sonobat.

De par l’utilisation de sons de références d’une très grande diversité (sur les plans inter comme intra-spécifique et sur leurs provenances géographique), la possibilité de comparer des informations sur les populations de chauves-souris échantillonnées acoustiquement est désormais possible à l’échelle européenne. Deux limites principales sont discutées, la précision moindre vis-à-vis d’autres méthodes à portée plus locale (mais avec moins d’espèces incluses) et la faible fiabilité d’identification des Myotis au niveau spécifique (problème récurrent pour toutes les méthodes disponibles jusqu’à ce jour).

Plus d’explications sur le site internet iBat : https://sites.google.com/site/ibatsresources/iBatsID

Séb, Dorian et Yann

 

 

 

Un nouvel ouvrage sur l’acoustique des chauves-souris européennes

lundi, juillet 30th, 2012

Pour info, le nouveau livre sur l’acoustique des chauves-souris d’Europe
de Michel Barataud est enfin en vente

ÉCOLOGIE ACOUSTIQUE DES CHIROPTÈRES D’EUROPE + 1 DVD
Identification des espèces, étude de leurs habitats et comportements de
chasse
Auteur : Michel Barataud / Coédition : Biotope & MnHn / Collection
Inventaires et Biodiversité
344 pages – Couverture rigide – Format 16,5×24 cm – ISBN 978-2-914817-82-0
– Prix 49€ ttc

Ce nouvel ouvrage dresse le bilan des connaissances acquises depuis près de
vingt ans en matière de détection ultrasonore. Aux premières approches,
purement auditives, il ajoute une autre dimension : l’identification par
l’analyse informatique des ultrasons.
Grâce aux détecteurs toujours plus performants et à l’analyse informatique,
l’auteur démontre qu’il est aujourd’hui possible d’identifier près de 80 %
des contacts ultrasonores, de mener des inventaires et d’entreprendre des
études toujours plus fines sans perturber la moindre
chauve-souris. Ce nouveau manuel bénéficie en outre d’un DVD où sont
regroupés les échantillons sonores illustrant la méthode ainsi que les
fichiers (graphiques) nécessaires à l’identification des espèces.

Plus d’informations sur le blog consacré à la sortie de cet ouvrage.

Vincent

 

 

Identification sonore des chauves-souris européennes

mercredi, novembre 16th, 2011

Plusieurs méthodes d’échantillonnage existent pour mesurer la diversité spécifique et l’abondance des chauves-souris : visite de gîtes, captures au filet, analyses génétiques et aussi détection d’ultrasons. Les sons émis en déplacement et en chasse par les chauves-souris peuvent être enregistrés et servir à une identification jusqu’à l’espèce dans la majorité des cas. Cette dernière méthode basée sur les ultrasons est plébiscitée notamment dans la réalisation d’inventaires car elle n’est pas « invasive » (aucun dérangement car seuls les sons sont enregistrés) et permet des suivis sur des longues durées (certains détecteurs peuvent enregistrer durant toute une nuit). De nombreuses machines ont fait leur apparition ces dernières années, un chiroptérologue s’est amusé à tester et comparer différentes machines sur son blog (en anglais).

éance de détecteur à ultrason

Petite séance de détecteur à ultrason au bord de l'eau

Pour tous ceux qui ne sont pas encore familiers au monde des ultrasons et de l’identification acoustique des chauves-souris, plusieurs ressources sont disponibles. Une liste de documents est disponible sur le site batecho (surtout en anglais) et sur le site de l’Ascalaphe, incluant un document collaboratif sur la détermination des Murins (genre Myotis). La liste batsound(yahoogroups) vous permettra de vous familiariser à l’analyse et l’identification de sonagrammes (enregistrements), vous pouvez même envoyer vos sons pour avis !

Sonogramme de Myotis sp. enregistré en Juillet 2007 à Saint-Renan (Finistère) obtenu à l'aide d'un détecteur à ultrasons et d'un enregistreur et analysé à l'aide du logiciel Batsound

Enfin, le programme de sciences citoyennes Vigie-Nature du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris met à disposition de tous de la documentation et des fiches espèces (les plus communes) sur l’identification sonore des chauves-souris françaises. Vous pouvez dès maintenant participer au suivi national des chauves-souris et rejoindre l’équipe de bénévoles en contactant le Muséum.

Yann et Yves