Archive for the ‘Conservation des prélèvements’ Category

Sélection d’articles récents

jeudi, mars 17th, 2016

Nous vous avons compilé une petite sélection d’articles scientifiques publiés ces derniers mois:

1- Un article qui met en évidence une expansion de l’aire de distribution du Vespère de Savi (Hypsugo savii) en Europe centrale et du Sud-Est. En 20-25 ans, l’espèce se serait déplacée de 800 kilomètres, en colonisant préférentiellement des habitats urbains [lien vers le résumé].

2- Une étude qui met en évidence les cris sociaux du Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii). Ce type de cri, émis aussi bien au gîte que sur les territoires de chasse, présente la structure typique d’un « feeding buzz » [lien vers le résumé].

3- Une publication qui permet de mieux comprendre la manoeuvrabilité des chauves-souris en vol [lien vers le résumé].

4-5- Deux articles sur la propagation de la maladie du museau blanc en Amérique, discutant d’un possible ralentissement de la maladie sur la base de la structure génétique des populations [lien vers le résumé n°1 et le résumé n°2].

6- Une publication qui montre que les chauves-souris en hibernation réagissent peu au bruit de la circulation. Par ailleurs, les animaux répondent plus fortement aux sons émis en fin de journée [lien vers le résumé].

7- Un article sur l’attraction acoustique de chauves-souris (Kerivoula hardwickii) par des structures réflectives de plantes carnivores (Nepenthes hemsleyana). Cette relation est dite mutualiste car la chauve-souris bénéfie d’un gîte tandis que la plante carnivore bénéficie des nutriments contenus dans le guano de la chauve-souris [lien vers le résumé].

8- Une étude qui propose une phylogénie bien résolue de deux familles de chauves-souris – les Rhinolophidae et les Hipposideridae et identifie une nouvelle famille de chauves-souris, les Rhinonycteridae. Ces trois familles auraient divergé en Afrique il y a environ 42 millions d’années [lien vers le résumé].

9- Une étude qui propose une phylogénie bien résolue des Rhinolophidae, dont nos 5 espèces Européennes. Cette étude revèle également la presence de nombreuses espèces cryptiques en Afrique et de cas d’introgression, notament entre R. ferrumequinum et R. clivosus [lien vers le résumé].

10- Une publication sur le régime alimentaire du Rhinolophe euryale, qui identifie notamment la consommation de proies qui proviennent de l’extérieur des terrains de chasse de l’espèce [lien vers le résumé].


Références bibliographiques

1 Uhrin, M. et al. (2015). Status of Savi’s pipistrelle Hypsugo savii (Chiroptera) and range expansion in Central and south-eastern Europe: a review. Mammal Rev, 46, 1-16.
2 Russo, D. & Papadatou, E. (2014). Acoustic identification of free-flying Schreiber’s bat Miniopterus schreibersii by social calls. Hystrix, 25, 119-120.
3 Bergou, A.J. et al. (2015). Falling with style: bats perform complex aerial rotations by adjusting wing inertia . PLoS Biol, 13, e1002297 .
4 Petit, E.J. & Puechmaille, S.J. (2015). Will reduced host connectivity curb the spread of a devastating epidemic? Mol. Ecol., 24, 5491-5494.
5 Wilder, A.P., Kunz, T.H., & Sorenson, M.D. (2015). Population genetic structure of a common host predicts the spread of white-nose syndrome, an emerging infectious disease in bats. Mol. Ecol., 24, 5495–5506.
6 Luo, J. et al. (2014). Are torpid bats immune to anthropogenic noise? J Exp Biol, 217, 1072-1078.
7 Schöner, M.G. et al. (2015). Bats are acoustically attracted to mutualistic carnivorous plants. Curr. Biol., 25, 1-6.
8 Foley, N.M. et al. (2015). How and why overcome the impediments to resolution: lessons from rhinolophid and hipposiderid bats. Mol. Biol. Evol., 32, 313-333.
9 Dool, SE. et al. (2016). Nuclear introns outperform mitochondrial DNA in intra-specific phylogenetic reconstruction: lessons from horseshoe bats (Rhinolophidae: Chiroptera). Mol. Phylogenet. Evol., 97, 196-212 .
10 Arrizabalaga-Escudero, A. et al. (2015). Trophic requirements beyond foraging habitats: The importance of prey source habitats in bat conservation. Biol. Conserv., 191, 512-519 .

Sélection d’articles, hiver/printemps 2015

lundi, juin 22nd, 2015

Nous vous avons compilé une petite sélection d’articles scientifiques publiés ces derniers mois:

– Un article sur les méthodes d’échantillonnage et de préservation de l’ADN pour des analyses moléculaires. La biopsie alaire (« wing punch »), préservée dans du silica gel, est la méthode qui donne la quantité d’ADN la plus importante et qui est donc recommandée [Télécharger le PDF].

– Une étude sur un méchanisme inconnu d’orientation dans l’obscurité. La majorité des Pteropodidae (renards volants) sont dépourvus de l’écholocation classique, basée sur la génération de « pulses » à l’aide du larynx ou de la langue. Une équipe de scientifiques vient de mettre en évidence chez deux espèces de Pteropodidae l’utilisation de « clics » à l’aide des ailes pour détecter et discriminer des objets dans le noir complet [lien vers le résumé].

– Une étude sur l’influence d’une nouvelle génération d’éclairage artificiel sur l’activité des chauves-souris. La nouvelle génération de lampes « white metal halide » s’avère très attractive pour les chauves-souris mais avec des conséquences au niveau des écosystèmes qui restent à déterminer [lien vers le résumé].

– Un article sur la mortalité des chiroptères tropicaux dans une ferme d’éoliennes du Brésil. 336 carcasses de 9 espèces différentes furent retrouvées, avec une majorité de Tadarida brasiliensis (245), une espèce migratrice volant à haute altitude [lien vers le résumé].

Références bibliographiques
Barros M.A.S., de Magalhães R.G. & A.M. Rui (2015). Species composition and mortality of bats at the Osório Wind Farm, southern Brazil. Studies on Neotropical Fauna and Environment, 50, 31–39.

Boonman A., Bumrungsri S. & Y. Yovel (2014). Nonecholocating Fruit bats produce biosonar clicks with their wings. Current Biology, 24, 2962–2967.

Corthals A., Martin A., Warsi O.M., Woller-Skar M., Lancaster W., Russell A. & L.M. Dávalos (2015). From the field to the lab: best practices for field preservation of bat specimens for molecular analyses. PLoS One, 10:e0118994.

Stone E.L., Wakefield A., Harris S. & G. Jones (2015). The impacts of new street light technologies: experimentally testing the effects on bats of changing from low-pressure sodium to white metal halide. Philosophical Transactions of the Royal Society B: Biological Sciences, 370.

Le champignon du ‘White-Nose Syndrome’ (Geomyces destructans) découvert en Europe

mardi, décembre 8th, 2009

Suite à notre article de Mars 2009 dans lequel nous suspections la présence en France du champignon associé au White Nose Syndrome (WNS), nous avons fait des prélèvements et effectué diverses analyses en laboratoire. Les résultats qui seront très prochainement publiés dans le journal Emerging Infectious Diseases confirment clairement la présence du champignon Geomyces destructans chez une espèce Européenne, Myotis myotis. Cette étude est la première à mettre en évidence ce champignon en dehors du Nord-Est des Etats-Unis. Elle discute les conséquences d’une telle découverte et souligne la nécessité d’étudier le champignon eu Europe. Un nouvel article donnant plus de détails sur cette étude sera posté sur ce site dès la publication de l’article original dans Emerging Infectious Diseases.

Duvet blanc sur le museau d'une <i>Myotis myotis</i>, du à l'infection par le champignon parasite <i>Geomyces destructans</i>.

Duvet blanc sur le museau d'un grand Murin, attribué au champignon géomyce destructeur.

Autres articles liés au WNS postés en cours d’année sur ce même site :

WNS en France ?

Géo-localisation des cas suspects de Syndrome du Museau Blanc

Infos pratiques sur le WNS et les visites de sites d’hivernage à chauves-souris

Suspicion d’apparition du Syndrome du Nez Blanc en France, conseils pour les prélèvements

Protocole de prélèvement non invasif sur chiroptères

Si vous observez des cas possibles de WNS ou que vous voulez plus d’informations sur le WNS, n’hésitez pas à poster un commentaire ou nous contacter directement par e-mail si urgent.

Séb.

Conduite à tenir en cas de rencontre de cadavres de chiroptères

jeudi, juillet 2nd, 2009

Avec les évènements liés à l’apparente arrivée du syndrome du museau blanc (SMB – WNS) en France, et le signalement de cas de mortalité dans des colonies de chiroptères, il semble judicieux de rappeler les règles de prudence lors de la découverte de cadavres de chauves-souris. Si la rage représente le risque le plus important, d’autres agents pathogènes peuvent aussi être transmis, ou simplement disséminés à l’occasion d’un contact avec des animaux trouvés morts. Il faut donc éviter le contact direct avec les cadavres de chiroptères, aussi bien pour les humains que pour les animaux domestiques.

Cadavre de Tadarida plicata.

Cadavre de Tadarida plicata, sous une colonie, Thaïlande. ©/LCC Meriadeg Le Gouil

Les cadavres ne doivent en aucun cas être manipulés sans gants (en latex à usage unique) et la loi interdit de les récolter. Le port de masques filtrants (type FFP2, FFP3 ou au minimum, masque à poussière) est conseillé dans tout type de dortoir à chiroptères. Les personnes disposant d’autorisations pour effectuer des recherches, des comptages ou des collectes de cadavres se protègent de cette manière des éventuelles maladies transportées par les chiroptères. Les cadavres sont placés dans des sacs individuels en plastique fermé. Ces sacs sont disposés dans un ou plusieurs autres sacs pour accroître le niveau de confinement et ainsi éviter les fuites de fluides potentiellement contaminants (sang, urine, lysat, jus). Les cadavres sont ensuite refroidis à 4°c le plus rapidement possible, pour améliorer les conditions de conservation. Suivant les tests ultérieurs a effectuer et la fraîcheur des cadavres, des températures plus basses (entre -20° pour un congélateurs classique et -195°c pour l’azote liquide) peuvent être nécessaires (en contenants appropriés). Les cadavres sont ensuite acheminés vers le laboratoire où ils sont stockés en conditions stabilisées ou directement utilisés pour les analyses. Les deux facteurs les plus important a respecter sont la mise à basse température le plus rapidement possible après la mort de l’animal et la propreté des cadavres.

Meriadeg.

Protégé : RELATIONS ECOLOGIQUES VIRUS / CHIROPTERES

mardi, novembre 11th, 2008

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Conservation des ARN / RNA preservation

dimanche, août 3rd, 2008

J’ai entendu dire qu’il valait mieux conserver les echantillons dans RNAlater au -20 ou -80°C pour eviter la degradation de l’ARN plutot qu’à température ambiante. Quelle est la meilleure technique ?