Myotis « Chiroblog

Archive pour le mot-clef ‘Myotis’

Les actualités principales en bimensuel.

Mercredi 7 décembre 2011

Nous espérons pouvoir vous délivrer un récapitulatif sur l’actualité des chauves-souris dans le monde toutes les deux semaines.

Pour les bonnes nouvelles, les résultats du concours photo pour l’année de la chauve-souris sont en ligne. Félicitations à tous les lauréats ! De plus, nous avons concocté une petite sélection d’articles:

- un papier dans Nature qui confirme le lien entre le champignon Geomyces destructans et le Syndrôme du Museau Blanc (« White Nose Syndrome ») [lien vers le résumé en Anglais].

- un papier dans Nature Communications qui étudie la spéciation chez le plus petit mammifère du Monde, la chauve-souris bourdon (cf. article détaillé d’hier à propos de ce papier sur le Chiroblog), [télécharger le PDF],

- un papier sur le Murin de Natterer (Myotis nattereri), un complexe qui comprendrait 4 espèces dans le Paléarctique Ouest ! [lien vers le résumé en Anglais]

- un deuxieme papier sur le complexe d’espèces du Murin de Natterer qui présente la distribution des ces nouvelles espèces découvertes en France et la possible présence d’une espèce nouvelle pour la science en Corse [télécharger le PDF],

- un papier sur l’effet d’une grande route sur l’activité et la diversité des Chiros [lien vers le résumé en Anglais].

C’est tout pour aujourd’hui, à bientôt pour un nouveau point sur l’actualité des chauves-souris !

Pour l’équipe du Chiroblog,

Yann, Meriadeg & Séb

PS : Pour les utilisateurs de Twitter, RDV sur @bat_yann, @henlakebats et @SmileyBat pour plus d’infos chiros !

Geomyces destructans s’approche de l’Ouest Américain

Mercredi 19 mai 2010

Le champignon associé au syndrome du nez blanc (WNS) vient d’être détecté dans l’Etat de l’Oklahoma (Woodward County). Ce site étend de plus de 500 km à l’Ouest l’aire connue de distribution de Geomyces destructans. Le champignon a été trouve sur un Myotis velifer, espèce jusqu’à présent non touchée par le WNS. Pour le moment, il n’est pas signalé de signes de mortalité sur le site en question ce qui lui vaut d’être uniquement classé dans la catégorie « suspecté positif ».

Ces informations sont issues d’un communique Pro-MED (18/05/2010).

Séb.

Des chiroptères et des Hommes – L’exploitation des déjections de chiroptères

Lundi 16 mars 2009

Thèmes – Des chiroptères et des Hommes

Ce sujet sur l’exploitation des fèces de chiroptères est le premier post du thème « Des chiroptères et des Hommes ». Cette série, proposée sur un thème volontairement très ouvert, est destinée à accueillir tous les sujets traitant de situations de rencontre entre les humains et les chauves-souris. Toute contribution sera la bienvenue, qu’elle soit écrite ou en images. Pour publier sur un thème, les recommandations sont les suivantes: le titre de l’article commence par le titre de la série (ici: Des chiroptères et des Hommes -) et le thème est également mentionné dans les catégories (pour faciliter les recherches). Il est aussi possible de participer à ce thème en rédigeant un commentaire.

Thème – L’exploitation des déjections de chiroptères

Les grandes colonies de chiroptères sont sources de production importante de déjections. Le sol de certaines cavernes est recouvert d’une couche de plusieurs dizaines de centimètres de fèces. C’est le cas en Thaïlande, où a été tourné ce film (Caverne à (Tadarida plicata, en Ratchaburi – voir ci-dessous). Le guano recouvrant le sol de caverne abritant d’énormes colonies de certaines espèces (Tadarida plicata ou Taphozous par exemple en Thaïlande) est exploité pour ses valeurs fertilisantes. Constituant un engrais puissant, car elles recèlent une forte teneur en azote sous diverse formes (ammoniaques, nitrites, nitrates), les déjections de chauves-souris sont souvent récoltées puis conditionnées avant d’être vendues en gros ou au détail pour la fertilisation de cultures maraîchères ou ornementales. Un autre avantage de cet engrais naturel est qu’il contient de nombreuses bactéries provenant pour partie de l’intestin des chauves-souris et dont l’une des propriétés remarquables est de produire une enzyme ayant la capacité de dégrader la chitine, constituant élémentaire du squelette externe des insectes. Ces chitinases confèrent au guano des propriétés insecticides et nématicides naturelles intéressantes pour les exploitants agricoles. L’exploitation de cet engrais naturel est fonction de la taille de la colonie et de l’accessibilité de la grotte; certains sites produisent toute l’année et sont exploités de façon quasi industrielle en employant plusieurs dizaines de personnes (la grotte à Tadarida plicata de Ratchaburi en est un exemple en Thaïlande). D’autres sites, même plus modestes, représentent une part importante des revenus de certains villages qui les exploitent et ils deviennent donc l’objet de titres d’exploitations accordés aux villageois par le gouvernement. La responsabilité de ces sites est donc confiées aux villageois qui en gèrent les droits d’accès et le développement éventuel. La récolte des fèces est peu ou pas mécanisée, et l’équipement est plutôt rudimentaire. Les conditions de travail dans l’atmosphère étouffante et chargée de vapeur d’ammoniac sont particulièrement pénibles.

Géo-localisation de la caverne de Ratchaburi en Thaïlande, colonisée par des Tadarida plicata (et quelques Taphozous)


Pour l’équipe de maintient du chiroblog,
Merry