Convergences évolutives (1) : les chauves-souris pêcheuses

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L’évolution biologique peut se définir comme la modification, la transformation des espèces vivantes au cours du temps. Elle peut s’exprimer grâce à la reproduction des organismes d’une même espèce et implique « la descendance avec modification » selon la formule de Darwin. C’est un processus complexe soumis à différentes forces évolutives de deux types principaux: la variation (telles les mutations et la dérive génétique) et la sélection. Ces deux forces ne peuvent exercer leurs effets que dans une perspective temporelle (et spatiale). D’autres mécanismes décrits, comme par exemple la migration, sont plus ou moins liés aux précédents en les combinant de manière variable et influencent donc directement l’évolution biologique. Il n’existe aucun déterminisme dans l’évolution des espèces, cependant toutes les espèces vivantes d’une bioceonose sont liées entre elles et à leur environnement physique et biologique. Des conditions environnementales proches ou des interactions biologiques de même nature peuvent donc favoriser l’apparition d’adaptations similaires par un processus de convergence évolutive. Les exemples de convergence sont nombreux dans les différents règnes du vivant et l’interprétation erronée de leurs effets ont quelquefois conduit à des erreurs dans la recherche des relations phylogénétiques de certains groupes.

Les chauves-souris se caractérisent notamment par la grande diversité de leurs régimes alimentaires : pour la plupart des espèces l’insectivorie mais aussi la frugivorie, la nectarivorie, l’hématophagie et la carnivorie. Quelques espèces carnivores sont connues pour consommer des poissons, à l’aide de leurs pattes allongées et leurs pieds puissants. Ce régime alimentaire piscivore est un exemple de convergence évolutive, apparition indépendante dans plusieurs « branches »de l’arbre de la vie des chauves-souris.

Noctilio leporinus © Tony Hutson - merci à Tony pour cette magnifique image.

D’après Stadelmann et al. (2004), seules 2 espèces sont piscivores strictes : Noctilio leporinus, présente en Amérique du Sud et Centrale, et Myotis vivesi, endémique des côtes et îles du Golfe de Californie au Mexique. D’autres espèces de Myotis (les murins) consomment également des poissons, au moins de manière occasionnelle : M. macrotarsus, M. stalkeri et M. ricketti d’Asie, M. daubentonii d’Eurasie et M. macropus d’Océanie (IUCN Red List 2010 ; Stadelmann et al. 2004). La capture et la pêche de petits poissons pour la consommation du Murin de Daubenton ont été mises en évidence en laboratoire grâce aux travaux de Siemers et al. (2001). Myotis capaccinii est un nouveau venu dans cette liste des espèces pêcheuses. Les travaux récents d’une équipe de chercheurs du Pays Basque, menée par Joxerra Aihartza, caractérisent le comportement de pêche de cette espèce méditerranéenne. Ce Murin de Capaccini est malheureusement très menacé par la destruction et la dégradation de ses habitats de prédilection : les zones humides et les plans d’eau.
Un film de la Zoologia eta Animalia Zelulen Biologia saila:

Plus de détails en anglais sur ce site :

le site du National Geographic

Une autre vidéo de pêche (BBC) sur arkive.org:
ARKive video - Daubenton's bats fishing
Yann & Meriadeg

Références bibliographiques

The IUCN Red List of Threatened Species (2010). www.iucnredlist.org ; site internet consulté le 16 Décembre 2010

Siemers, B.J., Dietz, C., Nill, D. and Schnitzler H-U. (2001). Myotis daubentonii is able to catch small fish. Acta Chiropterologica 3: 71-75.

Stadelmann, B., Herrera, L.G., Arroyo-Cabrales, J., Flores-Martinez, J.J., May, B.P. and Ruedi, M. (2004). Molecular systematic of the fishing bat Myotis (Pizonyx) vivesi. Journal of Mammalogy 85: 133-139.

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