Découverte du plus vieux fossile de chauve-souris d’Afrique connu

Warning: mysql_get_server_info(): Access denied for user 'chiropte'@'localhost' (using password: NO) in /home/chiropte/www/communaute/chiroblog/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_dbfunctions.php on line 10 Warning: mysql_get_server_info(): A link to the server could not be established in /home/chiropte/www/communaute/chiroblog/wp-content/plugins/xml-google-maps/xmlgooglemaps_dbfunctions.php on line 10

Tout récemment, l’équipe de paléontologie de l’Université Montpellier II, dans le cadre du programme PALASIAFRICA et en collaboration avec les universités d’Oran et de Tlemcen (Algérie), a découvert les restes fossiles de la plus ancienne chauve-souris d’Afrique connue à ce jour, dans la formation d’El Kohol (Algérie) datée de l’Eocène Inférieur (environ -50 Ma). Ce sont 3 fragments dentaires qui ont été obtenus après un mois de fouilles dans le désert algérien et après traitement du sédiment ramené en laboratoire (lavage et tamisage): une molaire supérieure presque complète, un trigonide (partie antérieure d’une molaire inférieure) et un talonide (partie postérieure d’une molaire inférieure.

Malgré la pauvreté du matériel, les fossiles ont permis d’identifier une forme ancestrale jusque là inconnue en Afrique du Nord à cette période (cf. Figure 1). Ces formes de chauves souris ancestrales sont documentées sur la quasi-totalité des continents pendant l’Eocène Inférieur (~54.8 à 49 Ma): en Amérique du Nord, en Europe, en Australie, en Asie du sud et possiblement en Amérique du sud. Ces formes impliquent 6 familles éteintes et sont nommées communément Eochiroptera. Ces dernières sont reconnaissables morphologiquement par des traits de caractère sur le squelette, le crâne ou sur les dents qui ne sont pas retrouvés sur les espèces actuelles. Les fossiles d’Afrique du Nord, jusqu’à maintenant, attestaient de faunes de chiroptères très diversifiées comprenant exclusivement des formes dérivée dès l’Eocène Inférieur (Maroc, Egypte, Tunisie). Cette nouvelle découverte permet donc de repousser dans le temps l’apparition des chiroptères sur le continent africain jusqu’au début de l’Eocène mais aussi d’élargir la distribution des Eochiroptera à l’ensemble du globe. Les origines et la radiations initiale des chiroptères restent cependant mal connues. La découverte de nouvelles données fossiles est primordiale afin de mieux comprendre ces épisodes importants de l’histoire évolutive des chauves souris.

Figure 1: Vue d’artiste du fossile d’Eochiroptera découvert par l’équipe de Paléontologique de l’Université de Montpellier II (c) Maëva Orliac

Anthony

Référence : Ravel A, Marivaux L, Tabuce R, Adaci M, Mahboubi M, Mebrouk F, Bensalah M (2011) The oldest African bat from the Early Eocene of El Kohol (algeria). Naturwissenschaften in press.

Tags: ,

Leave a Reply

*